Nord-Sud, pôles magnétiques et électriques



Peut-être la plus lyrique parmi les autres, un animal curieux que l’on observe, sans barreaux, sans vitre. Milles grosses abeilles grises verrouillées au sol fixent l’espace, le centrent, le repoussent. L’oeil du cyclone en épuisement sur les murs qui l’entourent et l’enferment, indéfiniment à perte. Le cycle s’essoufle trois fois pour trois fois rien, pour trois grammes magnétiques en suspens fluctuant, pour ce suspens, pour cette ligne de paysages éphémères au miroitement ténu. Auréole au dessus du poids, horizon et jeu d’enfant, vibrations au détail, vagues lentes aux oscillements avant-envers, face-dos, son-support.

Flying Tape, Zilvinas Kempinas, Palais de Tokyo, 14 sept. – 29 oct.