Rêve : le nomade

Nous sommes sur une des deux faces de la planète. Le soleil, bientôt, passera de l’autre côté. Il faut accéder au sommet, où il y a un col, et un mirador. D’en haut, en se retournant, on voit les engins, des boules volantes équipées de caméras, qui balisent la vallée. L’autre face, personne n’y va, et personne n’en vient, sauf les passeurs. Les passeurs vivent de petit commerce, ils vont à pied, et savent se rendre transparents aux technologies de surveillance. Ils sont tolérés, mal connus, et craints. Je suis avec plusieurs personnes, et nous sommes sur ce sommet entre les deux faces. Nous nous cachons dans le fossé car un passeur arrive. Mais je reste debout, paralysée. Le passeur me regarde, il est immense et noir. Il ne dit rien, mais s’arrête et nous restons face à face. Je n’ai plus peur et tombe dans une sorte d’extase. Il s’en va et me laisse l’esprit ouvert, immense. Le soleil est passé de l’autre côté, et la nuit tombe brusquement, nous devons redescendre. J’ai pris du retard sur les autres, et je cours sur les chemins, il ne faut pas rester dans cette zone la nuit tombée. Mais je sais que rien ne m’arrivera, et je cours n’importe comment, je trébuche et pose mes pieds n’importe où, mes jambes vont dans tous les sens, mais je ne tombe jamais.