Vanité 1

Au monde je me jette et dedans et enfer. Reste, ma bête, mon os, tordre ton cou ne me sers plus, je travaille dur maintenant, rudement, un serpent sauvage. Un serpent en cage, il pue, mais qui reluit comme diamant, écaillé contre fiente. Anneau par anneau ravalant sa salive, pire : elle s’endort. Elle l’ignore.
Le crin, le froid, m’ouvrir ne me tiens plus, tu n’es que pierre maintenant, salement, la cage bien rangée. La gorge bien rangée, suintant, t’enflant comme boue, joue d’enfant.